Se Connaître Soi-Même & Guérir Le Monde

Revenir à la puissance intérieure, à chaque instant

Dans cette conférence, l’idée est simple et exigeante : quand tu te connais vraiment, tu te guéris… et ce mouvement touche le monde. Avec Chantal, on explore l’acceptation de la personnalité, l’authenticité, la transcendance, et ce “point fondamental” rappelé dès l’introduction : la puissance est en nous, maintenant.

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Chantal Anders

Chantal Anders

Médium & Praticienne Hypnose Régressive QHHT®

Se connaître soi-même : la clé pour guérir le monde

Dès le début, l’angle est posé : “se connaître davantage soi-même” et “guérir le monde” ne sont pas deux sujets séparés. La conférence propose une vision où la guérison n’est pas seulement une idée abstraite ou une injonction à “faire plus”. Elle commence à l’endroit le plus concret : en nous, dans ce que nous pensons, ce que nous ressentons, et les décisions que nous prenons à chaque instant.

Chantal Anders rappelle aussi que le monde extérieur semble de plus en plus “hors contrôle” : les dimensions politiques, écologiques, et les tensions collectives deviennent visibles. Son point de vue n’est pas de minimiser ces réalités, mais d’y lire un miroir : si tout bouge dehors, c’est aussi un appel à regarder ce qui bouge dedans. Cette lecture renvoie à une responsabilité intérieure : comment je me situe, comment je m’ajuste, comment je garde une direction.

Phrase repère (à garder en tête)

“La puissance est en nous et en chacun de nous à chaque instant.” Quand tu reviens à ce point, la question devient : qu’est-ce que j’alimente aujourd’hui, en moi, puis autour de moi ?

Note importante

Dans cette approche, la guérison n’est pas une performance. Chantal insiste sur une forme d’humilité : il y a des choses qu’on ne comprend pas entièrement, et pourtant on peut rester présent, aligné, et agir depuis l’intérieur. La pression de “devoir être quelqu’un” s’allège quand on revient à la sincérité, l’intégrité, et une boussole intérieure simple : ce qui est juste, ce qui ne l’est pas.

Personnalité, âme et archétypes : la danse intérieure

Un passage clé de la conférence explore ce que Chantal appelle la danse entre la personnalité et l’âme. L’idée n’est pas de nier la personnalité, ni de la combattre : au contraire, elle fait partie du “costume” de l’incarnation. Chantal explique que, quand on arrive sur Terre, on vient avec des traits, et même avec des archétypes : comme si l’on montait sur scène pour vivre une expérience, jouer un rôle, apprendre quelque chose, et se transformer.

Elle cite les archétypes évoqués par Caroline Myss : le guerrier, la petite enfant blessée, l’orpheline… Ces images ne sont pas là pour coller une étiquette, mais pour rendre visible un fonctionnement. Et quand ce fonctionnement devient visible, il devient possible de l’habiter autrement, avec plus de conscience.

Exercice (archétypes) : repérer la “scène” que vous rejouez

Sans analyser trop longtemps, notez 2 archétypes qui résonnent le plus aujourd’hui (exemples cités : guerrier, enfant blessée, orpheline). Puis répondez :

  • Quand cet archétype prend-il le volant dans ma vie (situation, relation, choix) ?

  • Quelle qualité apporte-t-il quand il est “en lumière” (force, clarté, courage, lucidité) ?

  • Quelle ombre se déclenche quand il est “en protection” (dureté, retrait, sur-contrôle, peur) ?

L’objectif n’est pas de “se corriger”, mais de reconnaître la danse : personnalité d’un côté, âme de l’autre, et un espace de conscience au milieu.

Lumière et ombre : accepter toutes ses facettes

Un point fort de l’échange est la manière de parler de l’authenticité : être vrai ne consiste pas à n’afficher que le “meilleur” de soi. Chantal le dit clairement : “on a notre côté lumière, notre côté obscur”. Et surtout, elle ajoute une nuance essentielle : “notre faiblesse peuvent être aussi notre force”. Autrement dit, ce qui semble fragile, ce qui semble “trop”, ce qui semble “pas assez”, peut devenir un levier d’évolution quand on cesse de se trahir.

Elle évoque aussi la tentation de porter une image pour plaire, être accepté, éviter le conflit. Mais dans ce scénario, on se décentre de soi, on s’éloigne de ce qu’on ressent vraiment, et l’on perd l’accès à une guidance plus fine. Revenir à l’authenticité, c’est aussi revenir à une écoute intérieure plus “ardue” (plus exigeante, plus claire), celle qui sait quand une décision est juste ou non.

Mini-boussole d’authenticité

Quand vous sentez que vous “jouez un rôle”, demandez-vous : est-ce que je suis en train d’être honnête avec moi-même, ou est-ce que je me protège en montrant une image “qui me convient pas vraiment” ? Cette simple question ramène à la présence.

Foi, humilité, discipline, amour : les 4 piliers

Chantal propose un cadre très simple à mémoriser : les quatre piliers de la viela foi, l’humilité, la discipline, l’amour. Elle décrit ces piliers comme des passages humains, des points d’appui pour traverser l’expérience, y compris quand le mental prend trop de place (dans le “bien” comme dans le “difficile”).

1) La foi

Ici, la foi n’est pas un concept lointain : c’est la confiance en soi et la confiance que la vie a du sens, même quand on ne le voit pas tout de suite. Chantal insiste : même si l’on traverse des périodes difficiles, même si l’enfance a été compliquée, “il y a son sens”. Et même si l’on pense ne pas faire “suffisamment” pour le monde, on peut se rappeler : “on fait le mieux qu’on peut”.

2) L’humilité

Chantal recadre un malentendu : l’humilité n’est pas se priver ou se diminuer. C’est savoir qu’on est “tout petit mais aussi grand”, et surtout accepter qu’il y a des choses qu’on ne peut pas comprendre entièrement. Cette posture aide à ne pas prendre tout “personnellement”, à créer du détachement, et à sortir d’une illusion où tout serait entièrement contrôlable.

3) La discipline

La discipline est présentée comme une force de maîtrise : faire confiance à ses projets, rester concentré, se permettre des “bonnes choses”, et ne pas tomber dans un mode où l’on ressasse et où l’on se vit uniquement en victime. C’est aussi une façon de changer de regard : plus on “monte”, plus la vision s’élargit. Et cette hauteur intérieure donne de l’expérience, de la perspective, et plus de liberté.

4) L’amour

Enfin, l’amour est décrit comme une présence : être là, autant que possible, et s’aimer au sens de se respecter, de reconnaître sa danse humaine, et de ne pas laisser le mental conduire seul. Dans cette perspective, aimer n’est pas une posture “parfaite”, c’est une manière de revenir, encore et encore, à ce qui est juste.

Exercice (4 piliers) : votre scan du moment

Répondez en une phrase par pilier, sans chercher la perfection :

  • Foi : où ai-je besoin de confiance aujourd’hui (en moi, en la vie, en mon rythme) ?

  • Humilité : qu’est-ce que je peux arrêter de prendre “personnellement” ?

  • Discipline : quelle action simple me ramène à ce que je veux créer ?

  • Amour : comment puis-je être plus présent, plus vrai, plus intègre aujourd’hui ?

Ce scan rejoint l’esprit de la conférence : revenir à l’essentiel, au lieu de se disperser dans le bruit extérieur.

Le monde comme miroir : sortir du mode automatique

Quand Chantal parle du monde comme d’un miroir, elle propose surtout de sortir d’un réflexe : chercher un coupable unique (gouvernement, personnes, circonstances), puis se sentir impuissant. Elle le dit autrement : c’est facile de pointer l’extérieur, mais l’enjeu est de revenir à l’intériorité, de devenir honnête avec soi-même, et d’accepter qui l’on est. Cela ne supprime pas les difficultés, mais cela change la place depuis laquelle on y répond.

Elle insiste aussi sur l’idée qu’il y a “plusieurs vies dans cette vie” : on évolue, on change, on traverse des cycles. Cette vision rejoint son observation de la nature : un temps pour créer, un temps pour fructifier, un temps pour se refermer, puis recréer. Dans cette logique, connaître son cycle du moment devient une forme de guérison : au lieu de se forcer, on apprend à s’ajuster.

Reprendre son pouvoir : intentions, décisions, impact

Un autre axe important de la conférence concerne le pouvoir personnel. Chantal donne un exemple très concret : quand on “donne son pouvoir” à une tierce personne (ou à une peur), on oublie que ce pouvoir reste le nôtre, parce que c’est nous qui décidons de le garder ou non. Cette idée revient comme un rappel : la puissance ne se récupère pas au loin, elle se retrouve dans l’instant.

Elle aborde aussi un thème vu sur les réseaux : la peur liée à des notions comme la “magie noire” ou la sorcellerie. Sa position est directe : ce type de peur vient du mental, et l’on peut se recentrer en revenant à sa force intérieure, à ce que l’on croit, à l’intention que l’on pose, et à l’endroit où l’on place son attention. Là encore, la question clé devient : à qui est-ce que je donne le pouvoir ?

Exercice “Ripple effect” : observer votre impact

Chantal utilise l’image du caillou jeté dans l’eau : un petit geste crée des ondes qui touchent l’extérieur. Prenez une décision récente (petite ou grande) et notez :

  • Quelle était mon intention (peur, amour, protection, vérité, fatigue) ?

  • Quelles “ondes” cela a-t-il créé en moi (apaisement, tension, clarté) ?

  • Quelles “ondes” cela a-t-il créé autour de moi (relation, ambiance, choix suivants) ?

Ce regard vous ramène à la puissance du présent : l’impact n’est pas théorique, il se construit à partir d’un instant, puis du suivant.

Cas concret évoqué : les tensions familiales

Chantal parle d’un moment typique où la discipline et l’amour se rencontrent : les réunions de famille (notamment en période de fin d’année). On peut sentir la colère, la tristesse, et parfois exploser, puis regretter. L’idée ici n’est pas de s’interdire de ressentir, mais de reprendre la main : honorer l’émotion sans alimenter une escalade, poser une limite, rester quelques minutes si c’est juste, puis partir “gentiment avec amour”.

FAQ – Connaissance de soi et guérison

Pourquoi parler de “guérir le monde” en parlant de moi ?

Parce que la conférence relie les deux : se connecter à soi augmente la clarté et la qualité des décisions, et ces décisions créent un effet d’ondes autour de nous. C’est l’image du “ripple effect” : un petit caillou jeté dans l’eau produit un mouvement qui touche l’extérieur.

C’est quoi la différence entre personnalité et âme dans cette approche ?

Chantal parle d’une danse : la personnalité porte des traits et des archétypes “joués” dans l’incarnation, tandis que l’âme soutient un mouvement plus large, une bibliothèque d’expériences, une direction intérieure. L’enjeu est d’être authentique avec ce que l’on vit, plutôt que de se trahir pour coller à une image.

Que veut dire “lumière et ombre” concrètement ?

Cela signifie reconnaître toutes ses facettes. Chantal rappelle que la faiblesse peut aussi être une force. L’authenticité consiste à ne pas masquer l’ombre par peur d’être jugé, mais à l’observer avec humilité, puis à faire des choix plus justes.

À quoi servent les 4 piliers (foi, humilité, discipline, amour) ?

Ils servent de repères pour traverser la vie sans se perdre dans la pression et le mental. La foi ramène la confiance, l’humilité accepte qu’on ne comprend pas tout, la discipline évite de rester coincé dans le ressassement, et l’amour remet de la présence dans l’instant.

“Mission de vie” : faut-il absolument la trouver ?

La conférence propose un renversement inspiré par Caroline Myss : au lieu de chercher seulement “ma mission”, on peut se demander “quelle est la mission de la vie”. Cette question ouvre une perspective plus large : observer les cycles (créer, fructifier, se refermer, renaître) et trouver sa place dans ce mouvement.

En résumé

Cette conférence de l’Académie Nouvelle Vie propose une progression claire : revenir à la puissance intérieure, accepter la personnalité sans se trahir, reconnaître la danse entre l’âme et les archétypes, et s’appuyer sur quatre piliers (foi, humilité, discipline, amour). En toile de fond, une idée revient : ce que vous vivez dedans n’est pas “à côté” du monde. Chaque intention et chaque décision crée des ondes. Et c’est dans cette cohérence-là que “se connaître soi-même” devient une manière de guérir – soi, et le monde avec soi.

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