Chakras et émotions : se comprendre sans se juger (et sans tout “spiritualiser”)
Dans ce guide, on utilise le modèle des chakras comme une grille de lecture concrète : réguler plutôt qu’“ouvrir vite”, avancer étape par étape, et garder des repères stables.
Chakras et émotions : se comprendre sans se juger
Utiliser le modèle des chakras comme une carte émotionnelle utile, sans tout spiritualiser ni culpabiliser.
Objectif (simple) : passer de “je subis” à “je me régule”
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Une émotion n’est pas un problème à “corriger” : c’est un signal (besoin, limite, sécurité, lien…).
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Ce guide sert à traduire ce signal en actions simples : respiration, corps, phrase claire, micro-action.
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Le repère : vous êtes plus stable après, même légèrement.
Pourquoi les émotions “passent” par le corps
Une émotion n’est pas qu’une pensée : c’est un mouvement dans le corps. C’est pour ça que les pratiques corporelles (respiration, ancrage, mouvement) aident souvent plus vite que l’analyse seule.
Le modèle des chakras peut donner des mots : sécurité (racine), fluidité (sacré), pouvoir d’agir (plexus), lien (cœur), expression (gorge), clarté (troisième œil), sens (couronne).
Le modèle le plus utile (en 30 secondes)
Quand une émotion monte, vous pouvez éviter l’auto-jugement avec une séquence très simple :
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Sensation : “Je sens quoi, où dans le corps ?” (ventre serré, gorge nouée, poitrine lourde…)
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Besoin : “De quoi j’ai besoin là, maintenant ?” (sécurité, pause, limite, lien, clarté…)
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Action : “Quelle micro-action me rapproche de ce besoin aujourd’hui ?” (2 minutes suffisent)
À retenir
Le chakra n’est pas une “étiquette”. C’est un repère pour choisir une régulation cohérente.
Correspondances utiles (sans en faire des vérités absolues)
- Peur/insécurité : racine (stabilité).
- Culpabilité/oscillation émotionnelle : sacré (fluidité).
- Colère/doute : plexus (limites, action).
- Tristesse/fermeture : cœur (douceur + limites).
- Non-dit : gorge (phrase simple).
- Rumination : troisième œil (retour au corps + faits).
Traduction rapide : quoi faire selon l’émotion
Peur / insécurité (racine)
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Besoin : stabilité, sécurité, rythme.
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Phrase : “Je reviens à mes appuis. Une chose à la fois.”
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Micro-action : marche 5 min / ranger une zone / planifier une étape concrète.
Culpabilité / honte (sacré + cœur)
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Besoin : accueil + ajustement (pas punition).
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Phrase : “Je reconnais. J’ajuste. Je continue.”
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Micro-action : écrire 5 lignes “ce que j’apprends” + 1 réparation réaliste (petite).
Colère / irritation (plexus)
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Besoin : limite, respect, action claire.
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Phrase : “Stop. Je clarifie. Je décide.”
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Micro-action : poser une limite “soft” (délai/durée/condition) ou faire une demande simple.
Tristesse / fermeture (cœur)
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Besoin : douceur, lien sûr, rythme plus lent.
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Phrase : “Je me traite avec douceur, sans m’isoler.”
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Micro-action : un message simple (“tu peux juste être là ?”) ou une présence (marche, thé, repos).
Rumination / confusion (troisième œil)
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Besoin : clarté, tri, retour au concret.
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Phrase : “Faits → interprétations → prochaine action.”
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Micro-action : écrire 3 faits + 1 question + 1 étape de 2 minutes.
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5 pratiques simples
- Nommer : “je ressens ___”.
- Respirer : allonger l’expiration 2 minutes.
- Bouger : 3 minutes de mouvement doux.
- Clarifier : un besoin + une demande simple.
- Agir : une micro-action cohérente aujourd’hui.
Pour que ça marche : avant / pendant / après
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Avant : choisissez un objectif réaliste : “je veux 10% plus de calme”, pas “je veux ne plus rien sentir”.
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Pendant : restez sur le corps (souffle, appuis, relâchement). Si vous partez en explications, revenez à “où je le sens ?”.
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Après : faites une micro-action. C’est souvent là que l’émotion se régule vraiment (limite, message, décision, pause).
Nuance importante
Parfois l’objectif n’est pas de “se calmer”, mais de ne pas se juger en traversant l’émotion. La régulation peut être progressive.
Exemples (4 cas)
Cas concrets : du ressenti à une action propre
Colère
Souvent, la colère protège une limite. Avant de parler, revenez au plexus : respiration + décision simple.
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Question : “Quelle limite n’a pas été respectée ?”
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Phrase : “Stop. Je ne suis pas OK avec ___. Je propose ___.”
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Micro-action : poser un délai (“je te réponds demain”), réduire une exposition, demander clairement.
Tristesse
La tristesse a souvent besoin de douceur et de lien sûr. Évitez le piège : s’isoler tout en rumination.
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Question : “De quel lien j’ai besoin (petit, sûr) ?”
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Phrase : “Je ne vais pas bien. Tu peux juste être là ?”
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Micro-action : un message simple, une marche douce, un rythme plus lent (sans se punir).
Culpabilité
La culpabilité utile mène à un ajustement. La culpabilité toxique mène à l’auto-attaque. Le sacré aide à “fluidifier” : reconnaître, apprendre, réparer.
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Question : “Qu’est-ce que je peux réparer de façon réaliste ?”
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Phrase : “J’ai fait ___. Je comprends ___. Je vais faire ___.”
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Micro-action : une réparation petite mais vraie (un message, un geste, un changement de comportement).
Peur
La peur demande souvent de la base : corps, sécurité, un pas concret. Si vous cherchez une “explication”, l’anxiété augmente.
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Question : “Quelle petite sécurité je peux installer aujourd’hui ?”
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Phrase : “Je reviens à mes appuis. Une étape maintenant.”
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Micro-action : appeler, vérifier un point, planifier une étape, ranger, préparer un repas.
Deux cas fréquents “oubliés”
Jalousie
Souvent, la jalousie cache un besoin de sécurité ou de valeur (racine/plexus) + un besoin de lien (cœur). L’objectif : clarifier sans s’accuser.
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Question : “Qu’est-ce que je crains de perdre ?”
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Phrase : “Quand ____, je me sens ____. J’aurais besoin de ____.”
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Micro-action : une demande précise (pas un reproche global) + un geste de sécurité personnelle.
Engourdissement (je ne ressens “plus rien”)
Parfois, c’est un mécanisme de protection : trop d’émotions = on se coupe. Le sacré aide par le mouvement doux et l’accueil graduel.
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Question : “Quel petit ressenti est accessible sans me submerger ?”
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Micro-action : 2 minutes de mouvement + 10 respirations + noter 1 sensation (même neutre).
Quand ce n’est pas “un chakra”
Parfois, c’est une fatigue, une surcharge, une situation toxique, ou un sujet psychologique profond. Le modèle des chakras aide à s’observer, mais il ne remplace pas un accompagnement si vous en avez besoin.
4 repères pour éviter de tout “mettre sur un chakra”
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Fatigue : si tout est plus intense quand vous dormez mal, la priorité est le rythme (pas l’analyse).
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Surcharge : si vous êtes saturé, la meilleure pratique peut être… réduire une charge, dire non, faire une pause.
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Relation toxique : si une situation vous abîme, “réguler” ne suffit pas toujours : il faut parfois poser une limite ferme ou prendre de la distance.
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Souffrance profonde : si ça devient envahissant, répétitif, ou si vous perdez vos repères, faites-vous accompagner.
FAQ rapide
Et si je me juge dès que je ressens quelque chose ?
Revenez au corps et changez la phrase : au lieu de “je suis nul”, dites “je sens ____”. L’émotion est un événement, pas une identité.
Et si je pleure / je déborde souvent ?
Commencez par la base : respiration plus longue + appuis + rythme. Ensuite, limitez la “dose” : pratique courte, régulière, et une micro-action concrète.
Comment en parler sans accuser l’autre ?
Format simple (gorge + cœur) : “Quand ____ (fait), je me sens ____ (émotion). J’aurais besoin de ____ (besoin). Est-ce qu’on peut ____ (demande) ?”.
Mini-checklist “émotion → régulation” (à garder)
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Je repère où je le sens dans le corps.
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Je choisis un besoin (sécurité / limite / lien / clarté).
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Je fais 10 respirations avec expiration plus longue.
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Je formule une phrase simple (pas un roman).
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Je fais une micro-action cohérente aujourd’hui.
Pour aller plus loin
Atelier en Vidéo : Kundalini & ouverture des 7 chakras, bienfaits et dangers
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