Pierre Grasser : Guérir De La Sclérose En Plaques ?
Peut-on réellement envisager la guérison d’une maladie auto-immune considérée comme incurable ? La question est sensible, parfois clivante. Pourtant, elle mérite d’être posée avec nuance, rigueur et ouverture.
À travers son propre parcours avec la sclérose en plaques déclenchée à 25 ans, Pierre Grasser propose d’explorer le conflit psycho-émotionnel, les blessures d’enfance, le stress chronique et les transmissions familiales comme pistes complémentaires de compréhension.
Il ne promet pas de miracle. Il ouvre un espace de réflexion et invite chacun à reprendre sa place d’acteur sur son chemin de santé.
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Pierre Grasser
Coach-Thérapeute, spécialisé dans l’approche Psychoémotionnelle de la santé et du bien-être
Un parcours personnel : de la première poussée à la rémission
À 25 ans, en 2004, Pierre Grasser déclenche une première poussée de sclérose en plaques. Il perd la moitié droite de sa vue à la suite d’une névrite optique. Trois ans plus tard, une seconde poussée sensitive est détectée au niveau de la moelle épinière.
Il traverse alors des mois d’angoisse profonde. Il évoque cette peur quotidienne de se réveiller un matin sans pouvoir bouger ses jambes. Il parle aussi de la colère, du sentiment d’injustice : « Pourquoi moi ? Pourquoi si jeune ? »
Cette période marque un tournant. Malgré un profil très cartésien, formé à la science, titulaire d’un master en analyse biologique et chimique, ancien professeur de physique-chimie, il choisit d’entamer une psychothérapie. Ce qui devait être dix séances gratuites proposées par une association de patients durera finalement deux ans.
Aujourd’hui, il témoigne être en rémission depuis quinze ans, sans symptômes. Il précise qu’il s’agit de son choix personnel et qu’en aucun cas cela ne constitue une recommandation d’arrêt de traitement. Le suivi médical reste fondamental.
Comprendre la sclérose en plaques : biologie et capacités du corps
La sclérose en plaques est une maladie auto-immune dans laquelle les anticorps s’attaquent à la gaine de myéline qui entoure les nerfs. Cette atteinte perturbe la transmission de l’influx nerveux et peut provoquer des troubles moteurs, sensitifs ou visuels.
Mais le corps possède également des capacités de réparation. Il parle de remyélinisation : le processus par lequel l’organisme peut restaurer partiellement ou totalement certaines lésions.
Cette réalité biologique ouvre une perspective importante : le corps n’est pas uniquement un lieu de dégénérescence, il est aussi un lieu de régulation et d’adaptation.
Le conflit psycho-émotionnel général
La conférence propose d’explorer le conflit psycho-émotionnel général à l’origine de la maladie. L’idée n’est pas d’opposer biologie et psychologie, mais de les articuler.
Il insiste : il n’est pas là pour affirmer ni promettre une guérison. Il est là pour questionner, ouvrir une réflexion et partager des éléments sourcés ainsi que son expérience.
Selon cette approche, le stress chronique, les tensions intérieures, les conflits non résolus peuvent influencer le terrain inflammatoire.
Exercice inspiré de la conférence
Revenez au contexte de votre première poussée. Étiez-vous dans une période de stress intense, de perte, de reconversion, de pression professionnelle ou familiale ? Quelles émotions dominaient à ce moment-là ?
Il évoque lui-même une année particulièrement stressante, marquée par la perte de son premier emploi et un profond doute existentiel.
Traumas, enfance et transmission transgénérationnelle
L’impact des traumas et des transmissions familiales constitue un autre axe majeur. Les blessures d’enfance, le rôle de la famille, les secrets ou les loyautés invisibles peuvent influencer l’équilibre intérieur.
Le corps peut parfois exprimer ce qui n’a pas été verbalisé.
Question exploratoire
Existe-t-il dans votre lignée des événements marquants, des ruptures, des injustices, des silences ou des secrets qui pourraient avoir laissé une empreinte émotionnelle ?
Médecine intégrative et posture éthique
Il s’inscrit dans une approche de santé holistique et de médecine intégrative. Cela signifie associer le suivi médical classique à un travail sur l’alimentation, la gestion du stress, l’émotionnel et l’environnement de vie.
Il rappelle avec insistance : rien ne remplace un diagnostic médical. L’accompagnement proposé est complémentaire, jamais substitutif.
Quitter la fatalité et redevenir acteur
Se poser la question de la guérison, c’est quitter la position de victime et l’impuissance. C’est sortir de l’angoisse permanente d’une « épée de Damoclès » au-dessus de la tête.
Le chemin demande patience, indulgence envers soi-même et persévérance. Les résultats ne sont pas toujours immédiats. Le corps évolue progressivement.
Mais cette posture transforme profondément la manière de vivre la maladie.
FAQ – Questions fréquentes
Peut-on guérir officiellement de la sclérose en plaques ?
La médecine parle principalement de rémission et de stabilisation. La conférence explore les dimensions complémentaires possibles.
Est-ce une promesse de guérison ?
Non. Il est clairement précisé qu’aucune promesse ni miracle n’est avancé.
Pourquoi intégrer l’émotionnel ?
Parce que le stress chronique et les conflits non résolus peuvent influencer l’inflammation et le terrain global.
En résumé
Guérir ? La question n’est pas binaire. Elle ouvre une réflexion sur la responsabilité, la complémentarité des approches et la capacité du corps à évoluer.
Explorer son histoire émotionnelle, son contexte de vie et ses transmissions familiales peut devenir un levier puissant, en complément d’un suivi médical rigoureux.

